Pleine conscience avec les enfants : le haïku


Qu’est-ce qu’un Haïku ?

C’est un petit poème japonais de 3 vers et 17 syllabes.

Je vous avoue que dans ma pratique je ne porte pas mon attention sur le nombre de syllabes.

Comment ai-je découvert les Haïkus ?

Un livre à la bibliothèque dont je n’ai plus les références (note : penser à garder les références des livres).

J’ai été conquise par cet art d’écrire des Haïkus parce qu’ils invitent à prendre le temps, à nous relier à notre créativité et surtout à une connexion avec la nature ou plutôt La VIE.

C’est comme cela que je le ressens.

C’est un peu comme une photo que tu prends, qui te permet de capter une seconde dans l’immensité du temps et une partie de l’univers.

Tu te branches sur une fréquence, celle qui se présente à toi, pour juste être témoin de ce qui est en train de se passer sous tes yeux. De l’infiniment grand à l’infiniment petit, du visible à l’invisible, du tangible au ressenti, juste te laisser guider par l’expérience sans chercher quoi que ce soit. En t’écrivant, je me rends encore plus compte de toutes les ressources que tu peux cultiver à travers cette expérience et du lien avec ton enfant.

Voici ce que je pense cultiver à travers l’écriture des haïkus et pourquoi j’ai eu envie de le partager à mes filles.

À une époque où tout s’accélère, où l’enfant est sollicité de toute part, par les écrans, les spectacles, les lumières éblouissantes, ses 5 sens sont stimulés à l’extrême.

Du toujours plus fort et toujours plus vite au plus brillant et grandiloquent, dans un univers virtuel.

Le Haïku invite au calme, à prendre le temps de l’instant présent, le temps d’observer, de contempler, de ressentir, de s’émerveiller, de prêter attention à ce qui nous entoure, de vivre tout simplement et d’exister dans une réalité d’un instant.

C’est aussi un souffle nous amenant à regarder avec un œil nouveau, à distinguer, à percevoir ce que l’on ne voit peut-être plus, ce que l’on entend plus et/ou se laisser surprendre à le voir et l’entendre peut-être différemment.

Contempler la nature dans ce qu’elle est en train de vivre, de nous offrir.

Vous êtes en train de développer votre sensibilité, d’écouter vos 5 sens.

Quel beau cadeau que de se laisser guider un instant, être attentive à la Vie, à ce qui « est » !

C’est aussi une écriture en émergence, car tu choisis le vocabulaire le plus précis possible pour partager ton vécu, ton ressenti, des mots qui désignent ce que tu perçois.

Je le vois davantage comme un jeu, jeu de mots, connexion à la nature.

Choisis simplement où déposer ton regard, vis intensément le moment avec de la conscience. C’est aussi une façon d’observer et je veux te partager ce que j’ai lu récemment qui vient faire écho ici : « Voir le bonheur sous toutes ses formes et voir qu’il est juste tout prêt, même dans le vacarme il est peut-être présent juste nous ne le voyons plus. Disparaît-il vraiment ? Avons-nous besoin de le créer ou est-il déjà là ?"

C’est exactement ce que je ressens quand je me plonge dedans.

Le Haïku est guidé par ton émotion ressentie, connectée à tes émotions pour décrire un instant, des sensations.

C’est l’art d’une communication consciente, sans interprétation ou jugement, mais une description allant à l’essentiel loin du superflu.

Ce que j’apprécie encore davantage c’est ce lâcher-prise à laisser être comme tu es, à écrire en acceptant ce qui vient, car c’est Ta réalité d’un instant et elle est juste comme cela.

J’ai pris un plaisir particulier à m’exercer à l’écoute des haïkus de ma fille avec cette intention d’accueil de sa réalité sans chercher à la modifier, à l’orienter ou même à lui rappeler l’essence du Haïku.

Juste être curieuse d’entrer dans son univers, de voir un instant l’univers à travers ses yeux. Quelle douce connexion. Alors si tout ce que tu écris est parfait à cet instant, je t’invite aussi à ne pas gommer, mais à raturer tes erreurs, à écrire tes hésitations. L’erreur ici est essentielle.

Elle te permet de grandir et d’évoluer. La garder visible c’est l’opportunité d’observer ton chemin, d’aller au plus intime et pourquoi pas te réconcilier avec cette notion d’erreur.

En expérimentant, je suis entrée en résonnance avec des attitudes de la pleine conscience : non agir, non-jugement, observation, instant présent, regard neuf, lâcher-prise, acceptation, patience, esprit du débutant… Avec ton enfant, tu peux l’amener comme un jeu, tu peux l’amener comme un moment de partage, comme une envie d’explorer pour découvrir des trésors, car l’attention est active et les enfants redécouvrent des insectes ou encore des bruits.

Je t’invite à aller explorer cet exercice. Tu as juste besoin d’un carnet et un stylo. Tu peux aussi le faire sans et vous laissez inspirer par le moment.

Savoure aussi la relecture et le partage qui peuvent permettre de ressentir à nouveau cet état ressenti lors de ta contemplation.

Encore une fois c’est un jeu, une expérience.

Je t’ai transmis à travers ce texte la mienne.

Je t’invite à faire Ta propre expérience sans attentes vers ton enfant ou vers toi.

Tout est OK et si attentes il y a juste de les observer, car elles sont de précieuses informations sur ce que tu vis. Les observer avec bienveillance parce qu’il ne s’agit que d’un instant, cela n’est pas TOI, tu es bien plus. Tout passe, tout change Partage avec Amour

Viens en commentaires partager tes Haïkus si le cœur t’en dit


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